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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 11:04

La société merdique finit toujours par installer son office délétère qui pousse à choisir la surface, celle des virtualités grégaires et autres lavages de cerveaux, au détriment de la profondeur à créer et partager. Infinie tristesse de constater que la laideur gagne presque toujours sur les possibilités d'élévation.

S'emprunte petit à petit des chemins moins contraignants. Les hommes ont ainsi besoin d’agitations futiles, de prairies toujours plus vertes ailleurs, de petits égoïsmes rassurants. La sacralité ordinaire leur fait peur, leur demande cet effort vivant qui les fatigue. C’est pourquoi le monde est tel qu’il est, médiocre, triste, méchant. De petits arrangements en petites complaisances, se réduit l’absolu, l'essentiel. S'il est douloureux d’apprendre à en grandir, ce triste constat met aussi en place une possible vigilance : savoir ce que l'on veut, et surtout ce que l'on ne veut pas. Ainsi, nous devenons libres.

Vivre et aimer, à quelque niveau que ce soit, ne se satisferont jamais de mensonges et autres servilités. Aimer en conscience requiert l’entièreté, l’absolue présence, le don total à parfaire chaque jour.

Malgré la difficulté que cela implique, je préfèrerai toujours la solitude haute à la tiédeur ambiante.

Ile Eniger - Solaire - (à paraître)

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commentaires

Joe 17/07/2017 19:08

je vous sens bien triste et même en colère aussi je me permets pour raviver la flamme de partager ce poème que je viens de lire : Coffre à lumière - Jean-Pierre Siméon

D'abord il y a l'univers
comme un grenier obscur
sans sol ni plafond
plein d'un silence énorme
et des vents immobiles

dans le grenier un coffre
plein de soleils et de lunes
et du butin des ombres

dans ces ombres vivantes
un cercle coloré
où j'ai mis ma maison

dans la plus haute chambre
le rêve d'un enfant...
où grandissent les jours

dans le rêve de l'enfant
toute la lumière
qu'il faut à l'univers.

Cordialement

Ile Eniger 17/07/2017 19:57

Oui, parfois sourd une colère triste contre ce qui abîme, mutile, avilit. Mais je ne perds jamais de vu que la beauté est aussi partout, prête à réconforter. Merci de tout coeur Joe, de m'avoir rappelé, ce soir, par ce très beau poème de Jean-Pierre Siméon et votre passage, que la lumière est fondatrice.

Sedna 17/07/2017 16:18

L'humain est son propre prédateur en tous domaines..parfois, je le fuis. J'aime votre texte tres vibrant .

Ile Eniger 17/07/2017 19:58

Merci Sedna pour vos passages si chaleureux, et pour avoir perçu la vibration...

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