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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 15:45

Celui qui manque n'est pas celui que je vais voir à l'Ehpad, celui d'entre deux vies qui a oublié son nom et le mien. Celui qui manque taille des oliviers, pose des couleurs sur une toile blanche, m'apporte le café tous les matins, chante en arrosant le jardin, pose sa main sur la mienne pour dire tout va bien, aime les fleurs "parce qu'elles te ressemblent", caresse le chat, connais les oiseaux, sauve une abeille tombée dans le bassin, accroche Noël en lumières sur la porte d'entrée, mêle ses gestes aux miens, me sourit. Celui qui manque n'existe plus. Et ça sent l'hiver, son odeur de cendres et de froid mouillé.

 

Ile Eniger - Les mains frêles (à paraître)

 

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commentaires

Sedna 09/12/2020 10:02

Celui qui n'est plus là est toujours vivant dans votre coeur, chère Ile

Ile Eniger 09/12/2020 11:24

Il est très difficile de faire le deuil de quelqu'un de vivant physiquement mais qui a quitté tout lien cohérent mental, intellectuel et affectif car atteint de la maladie d'Alzheimer qui est totalement destructrice pour celui qui la subit et particulièrement éprouvante pour ceux qui entourent la personne atteinte. C'est ce que j'ai relaté dans mon livre "Les oiseaux ont de larges ailes" où je narre 2 ans de cette longue traversée sur les braises. Mais, bien sûr le lien du coeur dans son absolu existe, et le défi est de le faire perdurer malgré le no man's land de la maladie affectant la personne aimée ! Merci beaucoup de votre visite Sedna et belle journée à vous.

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