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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 09:48
Philippe Demarchi

Sculpteur, poète, berger, chanteur, musicien, passant à fleur de peau, Philippe Demarchi est un ami lointain, passeur de rêves. S'il passe par ici, il se reconnaîtra !

 

son site : http://angedemarchi.wixsite.com/philippedemarchi

 

"L'utopie, c'est comme les champignons: ça pousse vite, mais il en faut beaucoup au départ car ça réduit considérablement à la cuisson"

Philippe Demarchi

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 16:01

"Celui qui déplace la montagne c'est celui qui commence à enlever les petites pierres"

 Confucius

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 11:04

La société merdique finit toujours par installer son office délétère qui pousse à choisir la surface, celle des virtualités grégaires et autres lavages de cerveaux, au détriment de la profondeur à créer et partager. Infinie tristesse de constater que la laideur gagne presque toujours sur les possibilités d'élévation.

S'emprunte petit à petit des chemins moins contraignants. Les hommes ont ainsi besoin d’agitations futiles, de prairies toujours plus vertes ailleurs, de petits égoïsmes rassurants. La sacralité ordinaire leur fait peur, leur demande cet effort vivant qui les fatigue. C’est pourquoi le monde est tel qu’il est, médiocre, triste, méchant. De petits arrangements en petites complaisances, se réduit l’absolu, l'essentiel. S'il est douloureux d’apprendre à en grandir, ce triste constat met aussi en place une possible vigilance : savoir ce que l'on veut, et surtout ce que l'on ne veut pas. Ainsi, nous devenons libres.

Vivre et aimer, à quelque niveau que ce soit, ne se satisferont jamais de mensonges et autres servilités. Aimer en conscience requiert l’entièreté, l’absolue présence, le don total à parfaire chaque jour.

Malgré la difficulté que cela implique, je préfèrerai toujours la solitude haute à la tiédeur ambiante.

Ile Eniger - Solaire - (à paraître)

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 09:24

Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires

Dans les années de sécheresse quand le blé

Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe

Qui écoute apeurée la grande voix du temps

 

Je t’attendais et tous les quais toutes les routes

Ont retenti du pas brûlant qui s’en allait

Vers toi que je portais déjà sur mes épaules

Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

 

Tu ne remuais encore que par quelques paupières

Quelques pattes d’oiseaux dans les vitres gelées

Je ne voyais en toi que cette solitude

Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

 

Et pourtant c’etait toi dans le clair de ma vie

Ce grand tapage matinal qui m’éveillait

Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays

Ces astres ces millions d’astres qui se levaient

 

Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres

Pétillaient dans le soir ainsi qu’un vin nouveau

Quand les portes s’ouvraient sur des villes légères

Où nous allions tous deux enlacés par les rues

 

Tu venais de si loin derrière ton visage

Que je ne savais plus à chaque battement

Si mon cœur durerait jusqu’au temps de toi-même

Où tu serais en moi plus forte que mon sang.

 

René Guy Cadou extrait de : Hélène ou le règne végétal - Seghers

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 14:44

L'indifférence, la méchanceté, la débâcle, l'agitation, les petitesses, sont affaires d'hommes. Leurs ego bétonnent, leurs monnaies enterrent, leurs croyances mentent, leurs pouvoirs détruisent. Loin de ces jeux morbides, un seul lilas contre un mur éboulé, le trait roux d'un renard dans un champ, un éclair de moineau sous la pluie, un ru dans la poussière, des pépites de rires à la sortie des classes, proposent inlassablement le sens du bonheur.

 

Ile Eniger - Hors saison - (à paraître)

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:54

Elle marche, contre les vents, plus seule que la solitude. Elle arrache au panier du temps l'osier de l'espérance pour le replanter. Sous les cadences rapides des gongs désâmés, elle ralentit le pas, regarde, sourit, écoute, porte au nid d'herbe un moineau blessé. Elle bat la campagne pour des choses qu'elle dit belles, bonnes, essentielles, sacrées. Elle tambourine contre l'absolu pour qu'il s'ouvre. Elle fait des efforts pour s'élever plus haut, plus loin, plus juste. Tout cela a peut-être un sens. Elle dit aussi qu'écrire c'est aller des yeux à la main sans passer par l'esprit. En somme, selon elle, vivre et écrire serait simplement cueillir ce qui est plus grand, plus aimant, plus important que l'entendement.

 

Ile Eniger - Hors saison (à paraître aux Éditions Chemins de Plume en oct. 2017)

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 15:17

Quelle limite inacceptable et dangereuse que de placer la réussite d'une vie au tout petit niveau du créneau d'une réussite économique ! Lorsque vous dites, Mr le Président, que "dans une gare l'on croise ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien", j'espère que vos mots ont largement dépassé  votre pensée car, sinon, que penser d'un Président de la République qui fonderait la réussite d'une vie sur le seul critère du pouvoir acté de l'argent ?! Car, parler de "ceux qui ne sont rien" c'est bien considérer qu'en dehors de la voie royale économique, rien n'existe ? Quelle tristesse et quelle aberration ! Je pense à tous ceux au service des autres, ceux sans esbroufe qui offrent leur temps, ceux qui triment jour et nuit pour un salaire de misère, ceux qui cherchent dans un pauvre labo de campagne, ceux qui n'ont plus de logement, ceux qui s'appliquent avec de petits moyens à labourer des terres qui ne rapportent guère, ceux qui s'étiolent dans les mouroirs des maisons de retraite après une vie d'anonymat, ceux qui oeuvrent pas à pas pour que la planète puisse continuer à respirer malgré les trusts qui la détruisent (qui eux ont réussi selon votre petite phrase maladroite) et tant d'autres encore… Non, vraiment Mr le Président, je préfère imaginer que votre phrase est une erreur, un dérapage, une maladresse mal gérée, et que vous n'êtes pas le prétentieux sectaire qu'elle laisserait augurer en première lecture. Ce que j'espère de tout cœur, pour tous, et pour vous d'abord, c'est que vous savez bien, au fond, que la seule réussite qui vaille et qui puisse se profiler sur terre, c'est celle d'un regard bienveillant posé sur chacun et pour tous, quelle que soit sa condition. Et j'en profite pour vous rappeler la devise de cette France que vous dirigez : "Liberté, Égalité, Fraternité", tout un programme qui, pour être vraiment réussi, lui, implique, bien au delà de l'étroite réussite sociale, la construction d'un monde où chacun doit pouvoir choisir sa route sans discrimination, à égalité avec autrui, qui est aussi son frère. Et dans ce programme-là, Mr le Président, personne "n'est rien".

Ile Eniger

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 13:56

Les fleurs ont ouvert leurs parasols
et la taille fine dans leurs robes à plis
se chuchotent leurs ennuis de fleurs
en fumant des parfums dans des tiges.
L'une se plaint des visiteurs nocturnes(les araignées),
l'autre des bourdons
qui rasent son toit comme des avions,
l'autre d'une épine au cœur,
l'autre de l'incompréhension du jardinier,
et celle qui ne parle pas, la plus heureuse,
cache sous sa feuille, un cocon de chenille.
Elle est enceinte d'un papillon !
Les criquets eux,
font le service à cette terrasse
et c'est bien joli !

 

Félix Leclerc

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 11:11

Père, tu ne disais rien ces temps où tu étais seul et malheureux. Je faisais comme si je n'entendais pas que tu ne disais rien. Nous étions nourris de ciel muet. Et que pouvait le ciel sur cette terre aride où l'épilet sauvage piquait et séchait au talus poussiéreux ? Que pouvait le ciel quand le mufle des vents malmenait des feuilles amoncelées depuis si longtemps ? Que pouvait le ciel quand le caillou blessait dans chaque soulier ? Que pouvait le ciel quand l'inane pendule tranchait les jours en secondes erratiques emportant les mots avant qu'ils ne se posent. Père, la dure réalité est un espace lisse sur lequel mon écriture bute et dérape. Je sens l'urgence des mots mais ils s'éloignent, fatigués. Je voudrais le chant du monde, je n'ai qu'un filet de voix. Comme toi jadis, j'apprends la solitude. Comme toi, je ne suis pas de celles qui tournent le dos à la route. Père, je te sais de loin, mais je te sais. Comment te dire ce que tu n'as pas su dire ? L'été se profile, implacable, comme il sait l'être dans le sud.

 

Ile Eniger - Solaire (à paraître)

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 18:05

Ici se décourage, ou quelque chose comme ça. L'inconséquence de l'espèce, ses papiers gras, ses souillures, ses mensonges, ses illusions, ses cacophonies, ses hue et à dia, épuisent. Dans les arbres souffreteux, des oiseaux claquent du bec, ils survivent. Sur les branches noires du peu, la saison triste est un mouroir. Une mauvaiseté infléchit les endurances, martèle à petits coups d’ongles jusqu’à la plaie. Pourtant, la prévalence du moindre cède toujours devant le rire d'un enfant soufflant sur les akènes des fleurs de pissenlits.

Ile Eniger - Hors saison - (à paraître)

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 11:00

Je n'ai jamais autant ressenti, dans cette barbarie audible du monde, la nécessité de veiller, de me sentir responsable de tout ce qui est humain, de la tranquille assurance des herbes. C'est envers et contre tout, malgré le désastre organisé du "vieux monde" que se poursuit le chant des herbes et des terres meubles, des arbres et des saisons. La culture urbaine a voulu tout effacer, ne laisser aucune trace de l'activité sourde et tenace des germinations. Elle persiste pourtant, dans le mouvement régulier des mois et des semaines qui s'égrènent, dans le retour des brumes d'automne, dans le surgissement des premières gelées, dans l'affalement blanc de la neige, dans la virulence des bourgeons. C'est dans cette confiance que l'on se refait, dans cette fidélité.
 

Alain Vircondelet - Éloge des herbes quotidiennes -Éditions du Rocher

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 14:19

"J'estime que moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l'homme contre la cruauté humaine"

Gandhi

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 21:48
Salon du Livre de Nice, 2,3,4 juin 2017 - Jardin Albert 1er 06 Nice

J'aurai grand plaisir à vous rencontrer au Stand 24 des Editions Chemins de Plume sur "L'Île des Poètes", au Salon du Livre de Nice les 2,3,4 juin 2017, Jardin Albert 1er à Nice.

 

Liste des auteurs qui dédicaceront leurs livres sur ce stand :

 

Claude Artès - Joël Baqué - Mireille Barbieri  - Franck Berthoux - Ile Eniger - Michèle Estienne - Coralie Folloni - Corinne Josseaux - Roger Lecomte - Maurice Lethurgez - Jean-Michel Sananès - Slobodan

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 09:11

Les voix des mères appellent, elles n'abrègent pas l'ici et maintenant, elles l'enluminent. Elles sont l'éternité de chaque bourgeon. Colonnes souples de comètes, elles précèdent et accompagnent, encouragent et épaulent. Dans leurs vieilles besaces, des baisers d'enfance et quelques claques résistent. Leurs bras solides arrêtent la peur, le froid, la douleur. Dans notre dos et jusqu'au cœur, elles poussent leurs routes, gardiennes du seuil. Ouvrières de ruches qui protègent le pollen des traversées, de leurs lointaines présences elles nous soutiennent, les mères. Elles nous écrivent.

 

Ile Eniger - Hors saison - (à paraître)

 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 14:48
Et si vous n'avez pas encore lu "Chaconne" de Jean-Pierre Vaissaire, aux Editions Parole, n'hésitez pas, c'est une merveille ! Ile E.

Et si vous n'avez pas encore lu "Chaconne" de Jean-Pierre Vaissaire, aux Editions Parole, n'hésitez pas, c'est une merveille ! Ile E.

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 21:46

L'écriture est la fleur au-dessus des épines. Il faut monter pour approcher sa vérité. En quête de rectitude, j’écoute le silence, le chat bien plus confiant que moi, le sentier guidé par la montagne, toutes ces choses de la présence pure. Il se peut que les mots, les gestes, les espoirs, se trompent de planète et de locataire. Il se peut que le cuir tanné des terres d'hiver, les maraudes d'oiseaux sur des graines de faim, les gifles des vents dans les arbres dépouillés, soient plus résolus que mes pas sur la route. Il se peut que la funambule craigne le vide, le grand vide affamé où s'éteint la lumière. Mais il se peut aussi que la vie dans la vie ranime la pierre.

 

Ile Eniger - Hors saison (à paraître)

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 11:17

Il y a 132 ans mourrait l'immense Victor Hugo. Dans sa dernière lettre il écrivait :

 

"Je vais fermer l'oeil terrestre mais l'oeil spirituel restera ouvert, plus grand que jamais. Je repousse l’oraison de toutes les églises. Je demande une prière à toutes les âmes."

 

"Dieu. L’âme. La responsabilité. Cette triple notion suffit à l’homme. Elle m’a suffi. C’est la religion vraie. J’ai vécu en elle. Je meurs en elle. Vérité, lumière, justice, conscience, c’est Dieu. Deus, Dies".

 

"Je désire être porté au cimetière dans le corbillard des pauvres".

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:05
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 09:46

Elle écrit du cœur du poème, du jardin d'enfance, du lieu où tout serait possible. Elle s'inquiète du temps qui se déploie sans indiquer sa route. Elle ne s'appuie plus, pas même sur l'écriture. Elle a rompu un à un tous les épaulements, elle en a fait du petit bois pour les heures froides. Un jour peut-être, ici ou ailleurs, dans les pages d'un livre, par la grâce d'une fleur de fruitier, elle dira, elle même étonnée : "La maison vieille est toujours debout", et elle sourira de ses anciennes peurs. Elle aura choisi de croire que les oiseaux sont heureux. Ce sera comme ça, un parti pris.

 

Ile Eniger - Solaire (à paraître)

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 17:13

Avoir conscience, ne serait-ce pas avant tout aimer, prendre soin, s'émerveiller ? Et être dans l'inconscience, détruire et profaner tout ce qui est à portée de main et à distance de nos coeurs ?

 

Pierre Rabhi

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