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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 15:36

"Ne faites rien contre votre conscience même si l'État vous le demande"

Albert Einstein

Réfléchissons !...
Réfléchissons !...

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 22:45

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

 

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

 

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

 

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

 

Sur chaque bouffées d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

 

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

 

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

 

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

 

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

 

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

 

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

 

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

 

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

 

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

 

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

 

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

 

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

 

LIBERTÉ

 

Paul Eluard

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 10:59

"Ce que le public te reproche, cultive-le, c’est toi."

Jean Cocteau

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 10:19

De l'oiseau ou de l'âme, qui vole le plus haut ? Pour le busard ou le poisson, quel est le vrai plafond, le ciel ou l'eau ? Le clocher répète ses heures, craint-il de se tromper ou martèle-t-il ses certitudes ? La lumière rouge au cou des vignes, réchauffe-t-elle le vin à venir ou brûle-t-elle ? Les questions ont la peau dure. Pendant ce temps, des orages bistrots de quartier abreuvent la nature. L'odeur des fleurs signe une ivresse colorée. Les archets du soleil font la roue des saisons. Une abeille vit un mois, sa légère existence produit une cuillerée de miel que nous consommons comme un dû, sans penser à elle. Tout vit, tout meurt, tout exulte. Et les hommes qui croient savoir mieux que les bêtes et les choses, sont seulement plus orgueilleux.

 

Ile Eniger - Les pluriels du silence - (à paraître)

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 17:11

Otage des horloges, brave cheval, le temps nous tire. Le bonheur s'arrête parfois sur un rideau de pluie. Les branches coupées rendent au sol leur dernière sève. Ainsi allons-nous, balles en rebonds sur la paroi du jour. Dans l'intervalle, le pain maigre ou goûtu, la terre ou l'ange, ce morceau de papier où s'appuient les années. L'écriture est une forêt où je cherche l'Arbre.

 

Ile Eniger - Les pluriels du silence - (à paraître)

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 10:54

je vais toujours caminant

comme une fleur inverse

toujours bonheur rédhibitoire

et terre douce

- faut-il qu'ils n'aient que ton regard, les famineux -

alors que sous l'orage des peines

des obstacles blessés

une ligne va sans histoire

dans dix années on se dira : comme le cormoran était beau !

comme fières et protectrices ses ailes

comme effacé d'eau le devant de son corps

et dans dix années encore le ciel

de ce diamant

se vêtira

 

Isabelle Servant (sur L'Insoluble)

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 16:01

"Les fruits"- Tableau à l'huile du peintre Emile Bellet

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 15:43

Concours de reliure 18 juin 2021

 

Au sein de l’école des AAAV (Atelier d’arts appliqués du Vésinet). Toutes les reliures réalisées sur ce même livre "Peu de chose" de Ile Eniger illustré par Michel Boucaut, seront exposées.

 

Plaisir que mon livre d'artiste avec encres et gaufrages de Michel Boucaut aux Editions Le Libre Feuille : "Peu de chose", fasse l'objet de ce concours de reliure. Ile E.

 

Reliure proposée par Laurence Larrieu dont je vous recommande la visite du site

Reliure proposée par Laurence Larrieu dont je vous recommande la visite du site

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 14:51
Mais qu'on me laisse donc à mon monde sans taches. Celui des contes de fées, du pays des lumières.
Où l'amour se partage toutes voiles dehors, déployant au grand large la durée et la force. Où l'on se donne entier sans trop théoriser et jamais calculer. Où l'on demeure un, où chacun reste entier. Du beau du doux et puis de l'évidence.
Où blesser ne se peut, ne se doit.
Où les hommes sont frères dans leurs combats communs. Avec au bout l'espoir de pousser les décombres, de chasser les fumées. Où la terre revit dans une humanité bleue, une ronde d'enfants qui se tiennent la main. Différents et ensemble.
Où rien n'est immanent et où tout se construit.
J'y suis les yeux ouverts mais je ne veux pas voir. Ou alors, si j'y vois, que l'on n'en doute pas, je ne veux pas y croire, je ne peux pas y croire. Jamais, oh non jamais, on ne me volera une seconde fois ce qui me fut volé dans le temps de l'enfance, où je faisais confiance. Je le garde dans moi, une peluche usée, bisounours pour en vivre.
Il a fallu du temps pour refaire confiance. Je n'ai pas déjugé, je suis resté en haut, même s'il est trop bas pour tous ceux, bien huppés, ou bien trop protégés qui ont des certitudes. Moi je vis donc à vif, au découvert du vrai, du temps qu'il reste à faire. Je donne car je sais.
Besogneux et naïf. Aux autres les éclairs qui donnent les envies. Je garde au creux des mains le feu des permanences. Il viendra bien un temps où il réchauffera.
Ce ne sont que valeurs, elles ne sont que miennes, à m'en tenir debout.
 
©jeandiharsce
 
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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 10:15

Aux Éditions Le Castor Astral, publication en juin 2021 du nouveau livre de Florence Saint-Roch : "Rouge peau rouge".

 

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 14:42

Nouveau roman de Jacques Bernard aux Éditions Moires

 

Bibliographie du romancier Jacques Bernard :

-          Secrets volés – Éditions de la Boucle ( Prix du Lions club Centre-Est)

-          L’étang de la Roselière : Éditions la Taillanderie

-          Aux frontières du silence – Éditions de la Boucle (Prix Vaugelas - Prix « Jeunes Eldorado » - Finaliste prix France-bleu Franche-Comté)

-          Vers d’autres rivages – Éditions de la Boucle

 

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allez là où il n'y a pas de chemin

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Bandeau : Extrait du tableau de Françoise Pirro : La plage

A propos : Ile Eniger - Dessin Emile Bellet