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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 15:22

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 10:04
"Dans cette ville banquise
résonnent nos pas,
y’a des cités qui s’amenuisent
mais l’amour pas "
 
Renaud (Extrait de la chanson "Héloïse")
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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 13:22

 "En cette heure où l’on ne voit plus rien, tout paraît autrement lisible"

Florence Saint-Roch

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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 14:37

"Chaque fois que le soleil descend
Et que le thym roussit dans le sein de la pierre
Une goutte d’eau creuse jusqu’à la moelle le silence
Une cloche sonne les années, suspendue au très vieux platane.

Les étincelles ne dorment que d’un œil dans les braises de la solitude
Et les toits songent au duvet doré ombrageant les lèvres de juillet
Jaune comme la barbe du maïs brûlé par le désespoir du couchant../.."

 

"Une toute petite plume blanche
d’un oiseau de passage
est tombée dans les épines ‒
un monde infime,
le monde entier"

 

Yannis Ristsos

 

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 14:00

L’essentiel de la vie n’est pas de se demander ce que nous avons récolté,

mais ce que nous avons semé.

Thomas Carlyle

 

Il y a quelque chose qui est au-delà de l'amour, au-delà des mots, au-delà même de la création; il m'a fallu attendre de vieillir pour apprendre cela. Quand on a parcouru un long chemin, qu'on est arrivé le plus loin possible, après avoir tout quitté, au moment où on pense qu'on ira pas plus loin - c'est là qu'on découvre que le voyage ne fait que débuter, et que la route ne va pas plus loin au sens où elle s'éloignerait de soi, mais qu'elle est en soi, à l'intérieur de soi. Alors on se laisse envelopper par le silence, on ne cherche plus rien, on existe simplement en soi-même et on éprouve une sorte de paix.

Karel Schoeman

 

Je ne suis pas ce qui m'est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir.

Carl Gustav Jung

 

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 14:43

"On ne peut combattre l'ombre de l'autre qu'en faisant grandir sa propre lumière.

Jamais en lui reprochant sa part d'obscurité."

 

Frédérique Deghelt - "Sankhara"

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 11:19

Toute la terre est ma mère. Les arbres se chatouillent comme les doigts d'un enfant. Les pétales en dents de scie découpent les parfums dans le papier de l'air. Le vent s'éclaire en mangeant des lucioles. Enjambant le cadavre du siècle, je mène paître un troupeau de voyelles dans un champ d'encres folles. Je laisse marcher les a comme des boiteux, le chapeau d'un accent de guingois sur le crâne, les o rouler comme des ballons, les i dresser le poing au-dessus des épaules, les l faire le jars devant les apostrophes. Avec la pelle d'un poème, je creuse un trou pour les orages, un sillon de questions au bord des apparences. J'avance avec des pas cordés comme des doigts de pied. Vite fait. Bien fait. Je laisse des empreintes au chevalet du temps. Je grappille des phrases dans une boite de mots. Quelques-uns tombent sur le linoléum et leurs patins magiques dessinent l'infini, le frou-frou d'un fou rire, la danse de Saint-Guy. Dans un petit panier, j'apprends à dessiner un champ de marguerites, un estuaire, un golfe, un motel de nuages ouvert toute la nuit. Le vent s'enfuit, la queue entre les jambes, soulevant des ripailles de papier et des rubans de rêve. J'ouvre la porte du dictionnaire avec la clef des champs. Le paysage tressaille entre les mots. Dans la saleté du charbon se forme un diamant.

Les mains dans les poches, les semelles trouées, les orteils qui dépassent, les yeux en face des trous, le foin entre les dents, le cœur en bandoulière face à l'éventuel, je marche par devers l'inconnu. Je bois jusqu'à plus outre l'exubérance des eaux vives. Défiant l'aiguille des compas, je déchiffre le ciel dans la mémoire des oiseaux. La table est mise pour le rêve. Le soleil est un morceau de sucre dans le café du jour. Sur le plancher des vaches, toutes les fleurs ont mis leurs souliers de ballet. Elles dansent avec le vent et les toupies de foin. Les vergers jouent aux cartes avec l'atout des fruits. Sur la terre des mains, je prends tous les sentiers des doigts. Je ne m'attarde pas à la frontière d'un poing. Chaque geste est un pas, chaque caresse un pont. Je marche à la lumière à la vitesse de l'obscurité. J'avance à l'estuaire à la cadence des vagues. Syllabe après syllabe, j'agrandis l'horizon. La gravité perd son centre et la nuit file à toute étoile. Il y a un livre sur la table. Une lumière en émane. Ses pages sentent le pain. En réponse aux bontés de la terre, l'homme n'aurait-il que le don de parler ? Même si aucun mot ne fait le poids devant l'insondable silence de la pierre, je continue d'écrire. Je cherche cette partie de l'âme qui nous absout du reste.

 

Jean-Marc LaFrenière
 

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 13:03

"La civilisation est un bien invisible puisqu’elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l’une à l’autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ?".

 

Antoine de Saint Exupéry

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 10:59

"Ce que le public te reproche, cultive-le, c’est toi."

Jean Cocteau

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 10:54

je vais toujours caminant

comme une fleur inverse

toujours bonheur rédhibitoire

et terre douce

- faut-il qu'ils n'aient que ton regard, les famineux -

alors que sous l'orage des peines

des obstacles blessés

une ligne va sans histoire

dans dix années on se dira : comme le cormoran était beau !

comme fières et protectrices ses ailes

comme effacé d'eau le devant de son corps

et dans dix années encore le ciel

de ce diamant

se vêtira

 

Isabelle Servant (sur L'Insoluble)

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 14:51
Mais qu'on me laisse donc à mon monde sans taches. Celui des contes de fées, du pays des lumières.
Où l'amour se partage toutes voiles dehors, déployant au grand large la durée et la force. Où l'on se donne entier sans trop théoriser et jamais calculer. Où l'on demeure un, où chacun reste entier. Du beau du doux et puis de l'évidence.
Où blesser ne se peut, ne se doit.
Où les hommes sont frères dans leurs combats communs. Avec au bout l'espoir de pousser les décombres, de chasser les fumées. Où la terre revit dans une humanité bleue, une ronde d'enfants qui se tiennent la main. Différents et ensemble.
Où rien n'est immanent et où tout se construit.
J'y suis les yeux ouverts mais je ne veux pas voir. Ou alors, si j'y vois, que l'on n'en doute pas, je ne veux pas y croire, je ne peux pas y croire. Jamais, oh non jamais, on ne me volera une seconde fois ce qui me fut volé dans le temps de l'enfance, où je faisais confiance. Je le garde dans moi, une peluche usée, bisounours pour en vivre.
Il a fallu du temps pour refaire confiance. Je n'ai pas déjugé, je suis resté en haut, même s'il est trop bas pour tous ceux, bien huppés, ou bien trop protégés qui ont des certitudes. Moi je vis donc à vif, au découvert du vrai, du temps qu'il reste à faire. Je donne car je sais.
Besogneux et naïf. Aux autres les éclairs qui donnent les envies. Je garde au creux des mains le feu des permanences. Il viendra bien un temps où il réchauffera.
Ce ne sont que valeurs, elles ne sont que miennes, à m'en tenir debout.
 
©jeandiharsce
 
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