Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 16:59

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 16:32

J'ai rencontré trois escargots qui s'en allaient cartable au dos

Et dans le pré trois limaçons qui disaient par cœur leur leçon

Puis dans un champ quatre lézards qui écrivaient un long devoir

Où peut se trouver leur école, au milieu des avoines folles ?

Peut-être est-ce une aristoloche qui leur sert de petite cloche

Et leur maître est-il ce corbeau que je vois dessiner là-haut

De belles lettres au tableau?

 

Maurice Carême

 

Partager cet article
Repost0
13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 13:00

Je retourne au pied du frêne d’autrefois. Je salue le large fût, la couronne de feuilles légères et de mésanges. Une fois encore, je caresse doucement l’écorce aux profondes gerçures, toute tigrée de mousse et de lichens. Et j’épie en vain pendant des heures sur la colonne qui se veut plus insensible que la mort l’apparition miséricordieuse d’un signe, d’un souvenir, du reflet d’un reflet, une touche de soleil un peu trop vive, la tache d’or que l’ombre n’abolirait plus.

 

Gustave Roud : Requiem (1967)

Partager cet article
Repost0
9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 09:46

"Il y a des amours noués comme une treille,

tant que la veine est bleue il y coule du vin"

 

Louis Aragon

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2022 7 17 /07 /juillet /2022 08:47
L'infini du fragile sur les larmes de blé
le vent n'en ose rien
c'est un matin bien immobile
ton silence est sur ma main
 
© jeandiharsce
Partager cet article
Repost0
21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 11:23
Hier j'ai entendu à la radio le terme "écologie pragmatique" sans doute en opposition avec une écologie qui serait utopique, l'un et l'autre ne veulent strictement rien dire, comme 95 % de ce qu'on entend actuellement venant des "autorisés à parler", civilisation du blablabla, il faut être totalement sourd et aveugle pour ne pas déprimer. J'ai souvent eu honte de faire partie d'une espèce qui se laisse ainsi mener par le pire d'elle-même et par ses roquets en chef de meute et qui en redemande de l'hypnose séductrice d'influenceurs-ceuses en tout genre, et surtout des plus mauvais, mais là ça devient intenable, pour moi il n'y a plus de judicieuse radicalité assez radicale pour stopper cette folie et surtout elle sera toujours étouffée écrasée par ce besoin de continuer encore et encore à sucer tout ce qui est suçable, à pomper ce qui pompable, . nous sommes toutes et tous complètement incohérents et de tenter de ne pas l'être — ce qui a été un des objectifs premiers de ma vie depuis plus de 25 ans maintenant et peut-être même depuis que je suis en âge de réfléchir —c'est épuisant car au final cela sert surtout à mesure l'ampleur de la solitude et des difficultés que cela entraine, ceci dit je suis plus motivée que jamais, plus je tombe, plus je suis consciente que c’est essentiel de lutter contre la peur que cela provoque ! J'ai toujours au fond de ma poche un peu de poudre de perlimpinpin d'espoir — pas de celle qui se jette aux yeux, plutôt celle à diluer jour après jour dans la citerne grise du découragement — l’espoir que quelque chose va faire ding ou bing ou clash soudainement et en même temps dans la tête de chacun-e d'entre nous, partout sur cette planète et je dois dire qu’un certain nombre de personnes et notamment des jeunes mettent de la couleur dans ma poudre mais je n'ai jamais oublié que des membres de notre espèce sont bien plus (ir)responsables que d'autres de l’humanité dans son ensemble : celles et ceux qui se prennent pour des élu-e-s déjà en tout genre et pour toutes sortes de déraisons et puis nous autres habitants des pays qui se gavent depuis des siècles, des millénaires même et puis les hommes bien-sûr de cette planète, si, si, on en est quand même là à cause d'une vision typiquement et arrogamment masculine (dont les hommes n'ont pas le monopole, je parle ici en terme de valeurs et de façon de considérer le vivant). L’homme blanc (ou moins blanc mais très riche) hétéronormé a fait le monde à son image, on voit ce que ça donne alors quoi ? On continue comme ça ?
Bref, sous mes airs de poète artiste atypique, décalée et au summum de mon impouvoir, ma pensée est toujours très clairement écologique, écoféministe même puisque le déséquilibre est trop énorme, très librement spirituelle, radicalement décroissante et liberterre, c’est le fruit d’un long parcours de réflexion mais aussi d’intuitions fortes et très précoces. J'ai accepté de payer le vrai prix de mon atypisme (quand j’ai arrêté de tenter de m’éradiquer moi-même comme le font toutes celles et tous ceux qui ne correspondent pas aux codes imposés), ce qui ne m'a ouvert cependant aucun espace légitime dans cette société surformatée et hypernormative sous des airs faussement open et foldingue, un prix qui chaque jour m'oblige à surmonter ma détresse, mes doutes, mes peurs, ce foutu fond de culpabilité, un épuisement de l'âme, tout ce que vous autres qui me côtoyez depuis plus ou moins longtemps et de toutes sortes de façon, appelez ma force, ma créativité, mon courage, cette lumière dans mes yeux etc. Je vous remercie infiniment, nombre d’entre vous êtes ou avez été un sincère et précieux soutien mais voilà, je vous attends surtout depuis si longtemps, car le changement ce n'est pas ce soir, demain ou petit à petit, le changement c'est maintenant ou jamais ! Nous n'avons plus beaucoup de temps et toutes celles et ceux qui ont compris depuis trop longtemps déjà sont fatigué-e-s de tenir la torche allumée, vraiment, je peux le voir, l’entendre et moi-même à ma propre mesure et déception après déception, je n’en peux plus.
Alors voilà, aujourd'hui même, tout ce qui nous tue, tout ce qui tue, oppresse, manque de respect à cette planète et à toutes les formes de vie doit tomber, aujourd'hui même, maintenant, là, de suite !!!
Cathy Garcia-Canalès - Facebook 21 mai 2022
 
Partager cet article
Repost0
18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 22:22

Sobre et d'une grande justesse.

Partager cet article
Repost0
14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 16:27

Cet homme est époustouflant de clarté, d'intelligence et de bon sens !

Partager cet article
Repost0
22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 16:52

Je marche à coté de ma petite voix, je n'irai pas plus loin que mes chaussures.

 

Je marche à ma recherche, sans savoir si être homme aurait consisté à parler plus haut que les autres ; sans savoir si ma vie valait plus que celle de mes amis, que celle de mes contradicteurs, que celle de mon chat ou celle des tressaillements du silence où s'embusque la Question.

 

Un jour je partirai, à mon doigt l'anneau de croyance sertissant  ma conscience et le diamant bleu de mes doutes aux mille voix contradictoires.

 

Chaque pensée, chaque brindille, sera à sa place dans la forêt près du grand arbre, près de la vieille maison et de la pierre abandonnée.

 

La révolte et la douleur des laissés pour compte, ne seront jamais la parure logique des statistiques. Le sang, les représailles, le malheur, se nourrissent toujours de frustrations et de rêves en berne.

 

Aux rendez-vous de la désespérance, chaque pierre dressée est la muraille d'un passé portant son chemin de raisons. La fleur et l’océan y meurent noyés au triomphe des famines ; les bébés de la soif aux ventres enflés y ferment des yeux démesurés.

 

Quand l'homme va sur Mars nourrir sa curiosité, les étoiles l’accusent.

 

La fleur et le rossignol le savent, ce n'est pas plus l'homme qui fait l'Histoire que l'Histoire qui fait les hommes.

 

Le vieil Iroquois et mon chat le savent, ce n'est pas la nuit qui endort les consciences, c'est le sommeil des consciences qui tue les vérités essentielles.

 

Sur mes routes intérieures, les mots respect, bienveillance, justice, amour, cherchent leur voie.

 

Dans le décompte des rires, sans couteau, sans doigt tendu, je n'accuse personne.

 

J'habite près de mon cri.

 

Où que j'aille, le renoncement flétrit les utopies de l'homme debout.

 

Sur les terroirs d’indifférences, le prédateur fait école, brade, troque sa conscience, reçoit des médailles dorées, oublie les gens de peu et les vies de rien, oublie que notre maison commune s'appelle la Terre.

 

Si un jour on me tuait, pour mes idées ou quelques haines millénaires, serais-je plus important qu'un battement d'aile, qu'une fleur, qu'un bébé orang-outang ? Irais-je plus loin que les ailleurs du Pourquoi et de la Question ?

 

Je partirai en paix, sans reproches, car tous auraient dû être mes frères.

 

Dans une rumeur de fleurs sèches, d'enfants sauvages, de quartiers où la tendresse s'est perdue loin de toute espérance dans la furie des porteurs de haine, je parcours la Question. C'est au mauvais terreau que le chiendent étanche sa soif. 

 

Les temps viennent, ma nuit arrive, je n'irai pas plus loin que mes chaussures.

 

Où que j’aille,  je serai sans haine.

 

Je resterai une âme debout parmi les fils des forêts de vie où l'espoir garde sa place, une feuille sous le vent, là où, encore, les enfants chantent les lendemains.  

 

J’irai, ne renonçant à rien, il me faut vivre et dire ce à quoi je crois.

 

J'irai, la plume en arbalète combattre mot à mot les maux.

 

J'irai, recherchant l’harmonie, attendant que ma Mère la Terre reprenne ce qu'elle m'avait prêté.

 

Je marche, sa petite voix à mes côtés.  

 

Jean-Michel Sananès

Partager cet article
Repost0
21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 10:35

... On n’aime jamais trop. Peu importe la distance et l'environnement, l'osmose est possible. C'est la toute la beauté et la difficulté d'aimer.

 

../.. L’énergie de chaque plante me ramène à toi. Je ne suis jamais seul. Au centre de l’absence, il y a toujours ta présence. Je ne veux plus aller nulle part ailleurs qu’à toi. Mes jours ont l’odeur de tes mots.

 

../.. Nos mains se touchent au-delà des gestes. Notre âme s’agrandit jusqu’à l’éternité.

 

../.. Tu m’as fait croire à l’infini et il devient vivant.

 

Extraits de "Si belle" - Jean-Marc La Frenière

Partager cet article
Repost0

  • Ile Eniger
  • Auteur
  • Auteur

"N'allez pas là où le chemin peut mener,

allez là où il n'y a pas de chemin

et laissez une trace"

Ralph Waldo Emerson

Recherche

Pour utilisation des textes merci de demander une autorisation

Les archives portent sur les 6 derniers mois

Pour voir les images en plus grand, cliquer sur l'article

 

 

Catégories

Pour commander mes livres

"Écrire c'est aimer sans la peur épuisante d'être abandonné"

René Frégni

Bandeau : Extrait photo Ile E.

A propos : Ile Eniger - Dessin Emile Bellet