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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 09:12

Je suis celles lasses devant un fourneau de cuisine, celles qui pleurent doucement pour ne pas réveiller les enfants, celles qui ne mangeront pas de part de tarte, celles qui n'ont plus d'espoir ni même de désespoir, celles qui ne chantent plus mais se souviennent de la voix de leur mère, celles qui entendent sonner les heures sans dormir, celles qui comptent leurs sous et qui ont peur, celles maltraitées qui s'inventent d'impossibles départs, celles ignorées, bafouées, torturées, affamées, celles que personne ne voit, celles qui triment dur, celles qui hurlent sans déranger le monde, celles découragées, celles qui tombent et meurent seules. Je suis celle qui ne les oublie pas.

 

Ile Eniger - Hors saison - (à paraître)

Publié par Ile Eniger - dans Les textes d'Ile
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 11:29
Festival du Livre Mouans-Sartoux, 7, 8, 9 octobre 2016
Festival du Livre Mouans-Sartoux, 7, 8, 9 octobre 2016

Au Bt A Littérature, stand 04, durant les 3 jours du Festival du Livre de Mouans-Sartoux, seront présentés mes nouveaux ouvrages :

- "Le monastère de l'instant"- (Textes poétiques) - Editions Chemins de Plume

- "Les petites grand-mères" - (Nouvelles) - Editions Chemins de Plume

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 12:25

Fin août, l'immense poète Paul de Roux a rejoint les étoiles.

 

Tiens la porte entrouverte, dit-il
aussi longtemps que tu le peux, que le chat
puisse entrer et sortir, une feuille voler
jusque sur la table, et que tes yeux
restent fidèles à la terre, même si la terre
chaque jour te semble crucifiée.

 

Paul de Roux (pour son ami poète Pierre Albert Jourdan)

 

 

Publié par Ile Eniger - dans Leurs paroles
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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 09:13
Népal - Photo C. Guillet

Népal - Photo C. Guillet

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 09:03

Les mots tombent goutte à goutte, seuls, démunis, sans ombres rassurantes. Ecrire me relie au silence, au fil du brin d'herbe, à la voix du ruisseau, à l'ailleurs d'une aile d'oiseau. Ecrire décolle de vieilles croûtes, ôte les artifices, cherche l'eau des déserts. Quelque chose étonne ma vie, la tient en bouts de ficelles, bricolages bancals et passages d'étoiles.

 

Ile Eniger - Hors saison (à paraître)

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 09:36
Au plaisir de vous y rencontrer - Stand Editions Chemins de Plume

Au plaisir de vous y rencontrer - Stand Editions Chemins de Plume

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 08:12

Il est urgent d’éradiquer ce principe de compétition qui place l’enfant, dès sa scolarité, dans une rivalité terrible avec les autres et lui laisse croire que s’il n’est pas le meilleur, il va rater sa vie.

Beaucoup répondent à cette insécurité par une accumulation stupide de richesses, ou par le déploiement d’une violence qui vise à dominer l’autre, que l’on croit devoir surpasser.

Aujourd’hui, on est tout fier lorsqu’un enfant de 5 ans sait manipuler la souris de l’ordinateur et compter parfaitement. Très bien. Mais trop d’enfants accèdent à l’abstraction aux dépens de leur intériorité, et se retrouvent décalés par rapport à la découverte de leur vraie vocation.

Dans notre jeune âge, nous appréhendons la réalité avec nos sens, pas avec des concepts abstraits.

Prendre connaissance de soi, c’est d’abord prendre connaissance de son corps, de sa façon d’écouter, de se nourrir, de regarder, c’est ainsi que l’on accède à ses émotions et à ses désirs.

Quel dommage que l’intellect prime à ce point sur le travail manuel. Nos mains sont des outils magnifiques, capables de construire une maison, de jouer une sonate, de donner de la tendresse.

Offrons à nos enfants ce printemps où l’on goûte le monde, où l’on consulte son âme pour pouvoir définir, petit à petit, ce à quoi l’on veut consacrer sa vie.

Offrons-leur l’épreuve de la nature, du travail de la terre, des saisons.

L’intelligence humaine n’a pas de meilleure école que celle de l’intelligence universelle qui la précède et se manifeste dans la moindre petite plante, dans la diversité, la complexité, la continuité du vivant.

 

Pierre Rabhi

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 08:04
Le monastère de l'instant - Ile Eniger - Edts Chemins de Plume

Mon nouveau recueil de textes poétiques "Le monastère de l'instant" paraît aux Editions Chemins de Plume à l'occasion du Salon du Livre de Mouans-Sartoux, dédicace au Bt A, les 7, 8 et 9 octobre 2016.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 11:31

Le poème est la dernière morale. Je m'explique. La feuille de papier blanc qui est devant vous est un miroir. Vous allez vous pencher sur elle et quoique vous écriviez, qu'importe le sujet, vous allez décrire votre visage, votre vrai visage. (Dans le choix même du sujet : choisir c'est se définir). Personne ne vous a demandé cela. Personne ne le lira même peut-être. Mais ce que vous allez écrire est sans complaisance. Il s'agit d'être acculé à son âme. Ce que vous allez dire et faire engage votre vie, votre manière de vivre, votre morale. Votre poème est devenu un serment de fer. Vous ne pouvez plus vous tromper vous même, vous leurrer, tromper les autres sous peine de forfaiture. Ainsi sur ce chemin austère on avance. C'est cela vivre aussi peut-être. L'écriture est un bûcher. Élaguez tout ce qui est faux, artificiel, joli, trop joli. Gardez l'essentiel et avancez.

 

Jean Malrieu

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 12:19

"L'expérience, ce n'est pas ce qui arrive à quelqu'un

c'est ce que quelqu'un fait avec ce qui lui arrive"

Aldous Huxley

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 18:10
Equilibre de la lumière - Bellet E. - (Huile sur toile)

Equilibre de la lumière - Bellet E. - (Huile sur toile)

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 10:51

Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas une adepte des réseaux sociaux et autres rassemblements virtuels, pourtant ce matin, tout a fait par hasard (mais le hasard n'existe pas), en faisant un tour sur le Net, j'ai lu un article relatant comment les sacs Hermès, d'un coût de 37 000 Euros chacun, (une aberration, combien d'enfants mourant de faim et de soif pourraient être soignés avec cette somme-là multipliée par le nombre de sacs ?!) étaient fabriqués à partir d'alligators coupés en deux vivants et charcutés pour ne pas abîmer leur précieuse peau ! Sincèrement, comment des femmes peuvent-elles porter fourrures et accessoires fondés sur la douleur, la terreur et l'horreur ? N'ont-elles donc qu'un seul neurone imbécile et atrophié pour en arriver à ce type de comportement ? N'ont-elles donc qu'un cœur psychopathe ? Et ceux qui mettent en scène ces monstruosités sont-ils donc à ce point dégénérés qu'ils n'arrivent plus à réfléchir sur leurs attitudes immondes ? Si on ajoute à cela la recherche en laboratoires sur les animaux torturés, les corridas et autres combats de coqs, et tout ce qui touche au non respect de la vie (toutes formes confondues) sur notre planète, on se demande si les hommes ont vocation à être autre chose que des monstres ! Et que l'on ne vienne pas me dire que ces types d'exactions sont moins importantes que celles sur les humains car au contraire, elles procèdent exactement du même fondement ! Alors que faire ? Déjà sans doute, à notre petit niveau, refuser formellement d'encourager, par nos gestes, nos désirs, nos attitudes de tous les jours, une quelconque attitude adhérente, de près ou de loin, à la barbarie. Chaque fois que l'on refuse de participer à un monde de souffrance et de laideur, un peu de joie s'allume quelque part.

 

"Jamais je ne consentirai à sacrifier au corps humain la vie d'un agneau, car j'estime que moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l'homme contre la cruauté humaine" - Gandhi

 

"Il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation qui n’est pas de produire et de consommer jusqu’à la fin de nos vies, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes" - Pierre Rabhi

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 08:57

L'humilité consiste aussi à reconnaître que n'importe quelle créature dans l'Univers est susceptible de nous enseigner ce que nous ignorons.

Rumi

                                       

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 12:33

"Je voudrais dire les silences de l'amour, les silences du malheur, les silences de la prière ; tout ce qui est transitoire, tout ce qui est déjà fini, qui ne veut rien dire, qui ne sert à rien, et qui est déjà oublié, à moins que tout ne signifie, que tout ne serve, et que rien ne meure jamais".

 

Françoise Mallet-Joris, "La maison de papier", "Lettre à moi-même", écrivain et parolière pour son amie Marie-Paule Belle, s'en est allée vers les étoiles à 86 ans.

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 17:05
Vence - L'art des troubadours
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 16:17

Je suis de ce pays plus sûrement qu’une mémoire. De sa langue qui chante, de ses cordes de bois appuyées sur l’hiver, de sa voix résistante, de ses lumières d’herbes, de ses vieux mocassins, de ses rangs visitant la campagne, de ses galeries en planches, et d’une maison qui me nommait si fort. Ah Québec, je me souviens ! Tes étés frileux, tes foins d’odeurs et sauges en volutes, tes feux du soir peuplés d’ancêtres, tes rubans galopant de longues routes longues, tes pluies éternuant sur le dos des bisons, tes pommes au hasard des chemins, tes mottes de labours charnus. Et moi, chavirée, pieds nus dans l’eau de tes lacs, éclaboussée du chant de tes cascades. Je me souviens Québec, tes berçantes grinçant d’anciennes résonances, la voix du loup dans la cour d’en arrière, l’ours à portée d’imaginaire, tes nuits profondes sans questions, tes gens et leurs violons harmonicas accordéons, tes mains bûcheronnes sûres de gestes élémentaires, ton air de rien qui disait tout. Et moi, enlevée, embarquée, conquise. Pour te parler, je cherche des mots de souches séculaires, de racines premières, de pierres angulaires. L’accent de ma terre rejoint le tien et ses montagnes basses fardées de pastels gras. Mes mots de mer disent ton St Laurent et tes rivières douces. Je parle d’un bonheur là-bas. Ah Québec, ta trace rouge, indélébile sur mon âme.

 

Ile Eniger - Le monastère de l'instant - (à paraître chez Chemins de Plume rentrée littéraire 2016)

Publié par Ile Eniger
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 10:19

Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même tout animal est en vie. C’est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu’à nous d’habiter cette terre. Cependant, écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l’ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol, et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls, et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.

 

Sitting Bull, Chef Sioux

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:05
Douceur du soir

Douceur du soir

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 20:59

Valentina travaille dans une parfumerie, elle est vendeuse et maîtrise bien son job, comme elle se plaît à dire avec un petit accent qu'elle veut d'outre Manche.

Elle porte des bas noirs, de jolies chaussures à talons très hauts noirs, une seyante robe moulante noire. Elle rehausse ses yeux d'un trait noir, comme ceux des biches, et elle vernit ses ongles en presque noir.

Malgré ou grâce à tout ce noir, Valentina se voit charmante dans les miroirs de la parfumerie. Elle se dit qu'en étant aussi charmante, elle fera sûrement de bonnes ventes et que ses patrons seront contents.

Pour parfaire son allure, Valentina suit très sérieusement un régime. Tout le temps, elle suit ce régime pour conserver sa silhouette filiforme. Quand les femmes, qui viennent choisir un parfum, un bain moussant ou un mascara dans la parfumerie lui disent, avec un rien d'envie, qu'elle a une belle ligne, elle est tellement contente Valentina. De plus, elle blanchit régulièrement ses dents bien alignées sur lesquelles elle colle, en permanence, un large sourire.

Elle a 19 ans Valentina, et elle est bien contente d'avoir enfin quitté cette école où elle a tenté de passer le BAC par deux fois sans succès. Elle n'a jamais aimé l'école Valentina, elle est bien plus heureuse maintenant qu'elle travaille vraiment, qu'elle est devenue quelqu'un qui réussit, pas comme avant où il fallait sans cesse qu'elle se batte contre les notes et les remontrances ; pas comme avant ou d'autres insinuaient qu'elle n'était pas des plus intelligentes.

De plus, depuis le début de l'année, elle suit une formation d'esthéticienne. Là, au moins, elle fait quelque chose d'intéressant, qui lui plaît, qui est dans la vraie vie puisque plein de gens ont besoin d'elle, de ses conseils ! Elle est importante, elle a un rôle à jouer.

Sous les sunlight en permanence, ses cheveux noirs savamment teints et décoiffés prennent des reflets auburns. Sa peau, qu'elle entretient avec application, parfaitement hâlée par les UV réguliers du caisson de bronzage,  paraît douce et satinée. Quand les regards des hommes s'attardent sur sa silhouette gracieuse et bien modelée, (parce qu'elle fait tout pour se mettre en valeur, Valentina, comme le veut la mode), elle est aux anges. Même, parfois, elle rêve de strass et autres paillettes, elle pourrait devenir Miss si elle se présentait au concours, et pourquoi pas mannequin !

Elle a vraiment la belle vie ! C'est ce qu'elle pense aujourd'hui Valentina, en installant dans la vitrine, en cette période des Fêtes de Fin d'Année, tous les jolis colifichets, parfums haut de gamme et autres crèmes miracles.

Des clientes entrent, elle les conseille aimablement, elle rit avec elles, elle les raccompagne jusqu'à la porte en leur disant un gentil "à bientôt".

Elle rit beaucoup Valentina, elle rit volontiers, elle rit presque un peu trop fort.

Elle rit pour oublier que souvent elle est triste, désespérement triste, et qu'elle ne sait pas pourquoi.

 

Ile Eniger - Nouvelles - à paraître

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 15:46

"Ne vous laissez point abattre – l'affection encore viendra résoudre les problèmes de la liberté ; ceux qui s'aiment deviendront invincibles."

Walt Whitman

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