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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 16:27

Cet homme est époustouflant de clarté, d'intelligence et de bon sens !

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 15:10

Je serai très heureuse de vous rencontrer pendant ces trois jours sur le Salon du Livre de Nice, sur le stand de "L'Île des Poètes". Ile E.

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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 17:30

Tu es là-bas, errant entre les murs et le pauvre jardin qui t'enserrent. Entre le vide et tes gestes qui n'en sont plus. Tu ne sais plus ton nom, ni le mien, ni ce que nous avions tissé. Tu ne sais plus rien. Tu es fantôme coincé entre les mondes, trimballé de dérives en oublis. Depuis des années  ton existence a déserté ta vie. Les autres peuvent garder leurs raisonnements, leurs conseils ! Bien à l'abri de la douleur, que savent-ils du gouffre de l'absence, de l'insidieux abandon, de l'enveloppe vide, des jours déteints ? Encore un printemps dont tu ne sais pas qu'il est printemps. Encore ces jour après jour qui nomment l'abîme, la vacuité de l'exil. Et moi, seule à penser à toi qui manques. Et moi, seule et de roc fragile, qui veille sur le chat et l'amour. Et moi, seule à parler à nos roses.

 

Ile Eniger - Les pluriels du silence (à paraître)

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 16:52

Je marche à coté de ma petite voix, je n'irai pas plus loin que mes chaussures.

 

Je marche à ma recherche, sans savoir si être homme aurait consisté à parler plus haut que les autres ; sans savoir si ma vie valait plus que celle de mes amis, que celle de mes contradicteurs, que celle de mon chat ou celle des tressaillements du silence où s'embusque la Question.

 

Un jour je partirai, à mon doigt l'anneau de croyance sertissant  ma conscience et le diamant bleu de mes doutes aux mille voix contradictoires.

 

Chaque pensée, chaque brindille, sera à sa place dans la forêt près du grand arbre, près de la vieille maison et de la pierre abandonnée.

 

La révolte et la douleur des laissés pour compte, ne seront jamais la parure logique des statistiques. Le sang, les représailles, le malheur, se nourrissent toujours de frustrations et de rêves en berne.

 

Aux rendez-vous de la désespérance, chaque pierre dressée est la muraille d'un passé portant son chemin de raisons. La fleur et l’océan y meurent noyés au triomphe des famines ; les bébés de la soif aux ventres enflés y ferment des yeux démesurés.

 

Quand l'homme va sur Mars nourrir sa curiosité, les étoiles l’accusent.

 

La fleur et le rossignol le savent, ce n'est pas plus l'homme qui fait l'Histoire que l'Histoire qui fait les hommes.

 

Le vieil Iroquois et mon chat le savent, ce n'est pas la nuit qui endort les consciences, c'est le sommeil des consciences qui tue les vérités essentielles.

 

Sur mes routes intérieures, les mots respect, bienveillance, justice, amour, cherchent leur voie.

 

Dans le décompte des rires, sans couteau, sans doigt tendu, je n'accuse personne.

 

J'habite près de mon cri.

 

Où que j'aille, le renoncement flétrit les utopies de l'homme debout.

 

Sur les terroirs d’indifférences, le prédateur fait école, brade, troque sa conscience, reçoit des médailles dorées, oublie les gens de peu et les vies de rien, oublie que notre maison commune s'appelle la Terre.

 

Si un jour on me tuait, pour mes idées ou quelques haines millénaires, serais-je plus important qu'un battement d'aile, qu'une fleur, qu'un bébé orang-outang ? Irais-je plus loin que les ailleurs du Pourquoi et de la Question ?

 

Je partirai en paix, sans reproches, car tous auraient dû être mes frères.

 

Dans une rumeur de fleurs sèches, d'enfants sauvages, de quartiers où la tendresse s'est perdue loin de toute espérance dans la furie des porteurs de haine, je parcours la Question. C'est au mauvais terreau que le chiendent étanche sa soif. 

 

Les temps viennent, ma nuit arrive, je n'irai pas plus loin que mes chaussures.

 

Où que j’aille,  je serai sans haine.

 

Je resterai une âme debout parmi les fils des forêts de vie où l'espoir garde sa place, une feuille sous le vent, là où, encore, les enfants chantent les lendemains.  

 

J’irai, ne renonçant à rien, il me faut vivre et dire ce à quoi je crois.

 

J'irai, la plume en arbalète combattre mot à mot les maux.

 

J'irai, recherchant l’harmonie, attendant que ma Mère la Terre reprenne ce qu'elle m'avait prêté.

 

Je marche, sa petite voix à mes côtés.  

 

Jean-Michel Sananès

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 10:35

... On n’aime jamais trop. Peu importe la distance et l'environnement, l'osmose est possible. C'est la toute la beauté et la difficulté d'aimer.

 

../.. L’énergie de chaque plante me ramène à toi. Je ne suis jamais seul. Au centre de l’absence, il y a toujours ta présence. Je ne veux plus aller nulle part ailleurs qu’à toi. Mes jours ont l’odeur de tes mots.

 

../.. Nos mains se touchent au-delà des gestes. Notre âme s’agrandit jusqu’à l’éternité.

 

../.. Tu m’as fait croire à l’infini et il devient vivant.

 

Extraits de "Si belle" - Jean-Marc La Frenière

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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 11:32

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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 22:31
Salon du Livre de Monaco

Le 11ème Salon International du Livre de Monaco se tiendra les samedi 16 et dimanche 17 avril 2022 au Grimaldi Forum de Monte Carlo, espace Diaghilev – MC 98000 MonacoLa manifestation est placée sous le Haut Patronage de S.A.S. le Prince Albert II
Pour le comité directeur,
Claude Cellario - Vice-président

Présente les deux jours sur ce salon du livre, je serai heureuse de vous y rencontrer. Ile E.

 

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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 13:05

Pas de bruit, pas de remue-ménage, en ce printemps où trop s'agitent  les poètes. Un mouvement d'aller enfante une renaissance tranquille. Par-delà les toits, s'allonge une campagne lentement éclose. Des oiseaux rassurés commencent à oublier l'hiver. Une eau nouvelle abreuve les prés. Un duvet vert chatouille le regard. Dans la lente montée du jour, calmement, sans tapage, les bourgeons préparent la fleur, le fruit. Rien n'est joli, tout est beau. Rien ne parle de la vie, tout est la vie. Se taire, se fondre dans ces paysages de forces et d'étonnements. Adhérer, appartenir, sans démonstration, au vivant qui ignore la mise en scène. Une mésange est à sa toilette dans le petit olivier de ma terrasse, sa présence et sa grâce sont bouleversantes. Loin des parades inutiles, elle remet le monde à l'endroit.

Ile Eniger - Les pluriels du silence (à paraître)

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 13:48

Le petit chat est mort. Il l'a trouvé dans son panier à l'heure de midi, quand il n'est pas venu réclamer sa gamelle. Il a cru qu'il dormait, il ne manquait que le souffle et le regard. Le petit chat gentil est mort gentiment, comme il avait vécu. L'odeur du printemps s'est juste faite triste. Est-ce important la mort d'une bête ? Est-ce important cet amour qui s'arrête ? Est-ce important l'envol silencieux d'une petite âme ? Le petit chat est parti sans bruit, sans se plaindre. Couché sur un coussin de silence il a quitté l'effervescence des jours. Le vieil homme est dévasté. Il fait un trou dans la terre dure du jardin. Tout à l'heure il y couchera la petite boule de poils et de tendresse, la somme des jours heureux. Et plus rien  ne sera plus comme avant.

Ile Eniger - Les pluriels du silence (à paraître)

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 12:58

Un soleil neuf réveillait la blondeur des pierres. Le matin poussait le volet de la chambre bleue. Un air frais de jardin souverain s'avançait, lavait le regard. Ton sourire m'attendait porteur d'une odeur de café. Des effluves de thym, romarin et lavande entraient avec toi dans la maison. Ton baiser ouvrait ma journée. Tes gestes arrondissaient l'heure. Tous mes matins ainsi fleurissaient. Retenir ces images. Juste un moment. Sentir ton épaule solide et accueillante. Parcourir avec toi la transparence des oliviers, la terre fertile du potager, le babil des mésanges. Ratisser le pied des lilas, respirer ensemble les roses anciennes, revoir le chat courir après les libellules. Et attendre avec toi la rougeur des cerises, un goût de bonheur sur la langue. Juste un moment, amender l'indigence des jours pour goûter, encore une fois, la douceur des mûres au jardin.

Ile Eniger - Les pluriels du silence (à paraître)

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 18:04

Les mains vides de mots, elle touche aux heures sans paroles. Plus rien ne précipite un élan, un désir. Elle écoute le printemps qui a sûrement quelque chose à dire, à transmettre. Ce ne sont pas des murs qui entourent son jardin, mais une fatigue de longue nuit. Ô cette fatigue qui retient les jonquilles au ras du sol. Elle s'appuie sur la lumière dorée qui éveille plus tôt le jour. Un souvenir de caresses ponctue ses gestes. Du linge claque au vent comme un ange qui sèche. Des mésanges font la fête aux graines. Un chien aboie dans le lointain. Elle ressemble au soleil qui dort en rond sur le paillasson de l'entrée. Elle n'a plus d'âge.

Ile Eniger - Les pluriels du silence (à paraître) 

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