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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 18:10
Equilibre de la lumière - Bellet E. - (Huile sur toile)

Equilibre de la lumière - Bellet E. - (Huile sur toile)

Publié par Ile Eniger - dans Leurs oeuvres
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 10:51

Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas une adepte des réseaux sociaux et autres rassemblements virtuels, pourtant ce matin, tout a fait par hasard (mais le hasard n'existe pas), en faisant un tour sur le Net, j'ai lu un article relatant comment les sacs Hermès, d'un coût de 37 000 Euros chacun, (une aberration, combien d'enfants mourant de faim et de soif pourraient être soignés avec cette somme-là multipliée par le nombre de sacs ?!) étaient fabriqués à partir d'alligators coupés en deux vivants et charcutés pour ne pas abîmer leur précieuse peau ! Sincèrement, comment des femmes peuvent-elles porter fourrures et accessoires fondés sur la douleur, la terreur et l'horreur ? N'ont-elles donc qu'un seul neurone imbécile et atrophié pour en arriver à ce type de comportement ? N'ont-elles donc qu'un cœur psychopathe ? Et ceux qui mettent en scène ces monstruosités sont-ils donc à ce point dégénérés qu'ils n'arrivent plus à réfléchir sur leurs attitudes immondes ? Si on ajoute à cela la recherche en laboratoires sur les animaux torturés, les corridas et autres combats de coqs, et tout ce qui touche au non respect de la vie (toutes formes confondues) sur notre planète, on se demande si les hommes ont vocation à être autre chose que des monstres ! Et que l'on ne vienne pas me dire que ces types d'exactions sont moins importantes que celles sur les humains car au contraire, elles procèdent exactement du même fondement ! Alors que faire ? Déjà sans doute, à notre petit niveau, refuser formellement d'encourager, par nos gestes, nos désirs, nos attitudes de tous les jours, une quelconque attitude adhérente, de près ou de loin, à la barbarie. Chaque fois que l'on refuse de participer à un monde de souffrance et de laideur, un peu de joie s'allume quelque part.

 

"Jamais je ne consentirai à sacrifier au corps humain la vie d'un agneau, car j'estime que moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l'homme contre la cruauté humaine" - Gandhi

 

"Il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation qui n’est pas de produire et de consommer jusqu’à la fin de nos vies, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes" - Pierre Rabhi

Publié par Ile Eniger - dans Les textes d'Ile
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 08:57

L'humilité consiste aussi à reconnaître que n'importe quelle créature dans l'Univers est susceptible de nous enseigner ce que nous ignorons.

Rumi

                                       

Publié par Ile Eniger - dans Leurs paroles
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 12:33

"Je voudrais dire les silences de l'amour, les silences du malheur, les silences de la prière ; tout ce qui est transitoire, tout ce qui est déjà fini, qui ne veut rien dire, qui ne sert à rien, et qui est déjà oublié, à moins que tout ne signifie, que tout ne serve, et que rien ne meure jamais".

 

Françoise Mallet-Joris, "La maison de papier", "Lettre à moi-même", écrivain et parolière pour son amie Marie-Paule Belle, s'en est allée vers les étoiles à 86 ans.

Publié par Ile Eniger - dans Leurs paroles
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 17:05
Vence - L'art des troubadours
Publié par Ile Eniger - dans Informations
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 16:17

Je suis de ce pays plus sûrement qu’une mémoire. De sa langue qui chante, de ses cordes de bois appuyées sur l’hiver, de sa voix résistante, de ses lumières d’herbes, de ses vieux mocassins, de ses rangs visitant la campagne, de ses galeries en planches, et d’une maison qui me nommait si fort. Ah Québec, je me souviens ! Tes étés frileux, tes foins d’odeurs et sauges en volutes, tes feux du soir peuplés d’ancêtres, tes rubans galopant de longues routes longues, tes pluies éternuant sur le dos des bisons, tes pommes au hasard des chemins, tes mottes de labours charnus. Et moi, chavirée, pieds nus dans l’eau de tes lacs, éclaboussée du chant de tes cascades. Je me souviens Québec, tes berçantes grinçant d’anciennes résonances, la voix du loup dans la cour d’en arrière, l’ours à portée d’imaginaire, tes nuits profondes sans questions, tes gens et leurs violons harmonicas accordéons, tes mains bûcheronnes sûres de gestes élémentaires, ton air de rien qui disait tout. Et moi, enlevée, embarquée, conquise. Pour te parler, je cherche des mots de souches séculaires, de racines premières, de pierres angulaires. L’accent de ma terre rejoint le tien et ses montagnes basses fardées de pastels gras. Mes mots de mer disent ton St Laurent et tes rivières douces. Je parle d’un bonheur là-bas. Ah Québec, ta trace rouge, indélébile sur mon âme.

 

Ile Eniger - Le monastère de l'instant - (à paraître chez Chemins de Plume rentrée littéraire 2016)

Publié par Ile Eniger
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 10:19

Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même tout animal est en vie. C’est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu’à nous d’habiter cette terre. Cependant, écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l’ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol, et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls, et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.

 

Sitting Bull, Chef Sioux

Publié par Ile Eniger - dans Leurs paroles
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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:05
Douceur du soir

Douceur du soir

Publié par Ile Eniger - dans Leurs oeuvres
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 20:59

Valentina travaille dans une parfumerie, elle est vendeuse et maîtrise bien son job, comme elle se plaît à dire avec un petit accent qu'elle veut d'outre Manche.

Elle porte des bas noirs, de jolies chaussures à talons très hauts noirs, une seyante robe moulante noire. Elle rehausse ses yeux d'un trait noir, comme ceux des biches, et elle vernit ses ongles en presque noir.

Malgré ou grâce à tout ce noir, Valentina se voit charmante dans les miroirs de la parfumerie. Elle se dit qu'en étant aussi charmante, elle fera sûrement de bonnes ventes et que ses patrons seront contents.

Pour parfaire son allure, Valentina suit très sérieusement un régime. Tout le temps, elle suit ce régime pour conserver sa silhouette filiforme. Quand les femmes, qui viennent choisir un parfum, un bain moussant ou un mascara dans la parfumerie lui disent, avec un rien d'envie, qu'elle a une belle ligne, elle est tellement contente Valentina. De plus, elle blanchit régulièrement ses dents bien alignées sur lesquelles elle colle, en permanence, un large sourire.

Elle a 19 ans Valentina, et elle est bien contente d'avoir enfin quitté cette école où elle a tenté de passer le BAC par deux fois sans succès. Elle n'a jamais aimé l'école Valentina, elle est bien plus heureuse maintenant qu'elle travaille vraiment, qu'elle est devenue quelqu'un qui réussit, pas comme avant où il fallait sans cesse qu'elle se batte contre les notes et les remontrances ; pas comme avant ou d'autres insinuaient qu'elle n'était pas des plus intelligentes.

De plus, depuis le début de l'année, elle suit une formation d'esthéticienne. Là, au moins, elle fait quelque chose d'intéressant, qui lui plaît, qui est dans la vraie vie puisque plein de gens ont besoin d'elle, de ses conseils ! Elle est importante, elle a un rôle à jouer.

Sous les sunlight en permanence, ses cheveux noirs savamment teints et décoiffés prennent des reflets auburns. Sa peau, qu'elle entretient avec application, parfaitement hâlée par les UV réguliers du caisson de bronzage,  paraît douce et satinée. Quand les regards des hommes s'attardent sur sa silhouette gracieuse et bien modelée, (parce qu'elle fait tout pour se mettre en valeur, Valentina, comme le veut la mode), elle est aux anges. Même, parfois, elle rêve de strass et autres paillettes, elle pourrait devenir Miss si elle se présentait au concours, et pourquoi pas mannequin !

Elle a vraiment la belle vie ! C'est ce qu'elle pense aujourd'hui Valentina, en installant dans la vitrine, en cette période des Fêtes de Fin d'Année, tous les jolis colifichets, parfums haut de gamme et autres crèmes miracles.

Des clientes entrent, elle les conseille aimablement, elle rit avec elles, elle les raccompagne jusqu'à la porte en leur disant un gentil "à bientôt".

Elle rit beaucoup Valentina, elle rit volontiers, elle rit presque un peu trop fort.

Elle rit pour oublier que souvent elle est triste, désespérement triste, et qu'elle ne sait pas pourquoi.

 

Ile Eniger - Nouvelles - à paraître

Publié par Ile Eniger - dans Les textes d'Ile
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 15:46

"Ne vous laissez point abattre – l'affection encore viendra résoudre les problèmes de la liberté ; ceux qui s'aiment deviendront invincibles."

Walt Whitman

Publié par Ile Eniger - dans Leurs paroles
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 12:19

J’aurais voulu vivre assez

Juste ce peu

Pour vous entendre dire

Ne meurs pas !

Alors je serais restée là

Sans décompter les heures

Peur domptée, peut-être

Illusoire éternité.

 

Christiane de Rémont

Publié par Ile Eniger - dans Leurs paroles
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 07:47
"Zentangle" - Création de Corinne Josseaux - Voir ses ouvrages littéraires sur : editionscheminsdeplume.com-Corinne Josseaux Battavoine

"Zentangle" - Création de Corinne Josseaux - Voir ses ouvrages littéraires sur : editionscheminsdeplume.com-Corinne Josseaux Battavoine

Publié par Ile Eniger
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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 07:44

Il mesure à quel point chacun est seul. Une épiphanie double. Maudite. L'oiseau est seul dans le vol des oiseaux. Le mouton est seul dans le troupeau et chaque pierre sur le chemin. Les êtres humains c'est pareil. On croit qu'il suffit d'aimer pour faire corps avec le reste. C'est faux.

 

Jeanne Benameur - extrait de Laver les ombres - Babel

Publié par Ile Eniger - dans Leurs paroles
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 09:44

Le ciel noue ses nattes et les effiloche. Il faudrait que la pluie tombe drue, qu'elle casse la voûte brûlante. Des rus fissurés ont bu toutes leurs eaux. Les portes des cabanes gémissent quand on les pousse. Les alpages jaunissent aux épaules des terres. Rameutant ses sonnailles, étourdi de chaleur, midi cogne l'airain et son ombre se cache. Un chemin monte lent, essoufflé et cagneux. Le pied bute. L'éblouissement sidère. Pas d'air. Dans les grésillements d'insectes, le souffle est celui des rochers, immobile et brûlant. Au zénith, une lame blanche découpe le brasier du jour qui tombe et courbe l'herbe. Oraison incandescente. Les heures calcinées vibrent dans les aigus. Les bêtes et les hommes chaument, transpirants. Dans la fournaise ardente, l'estive porte la soif des arbres et des bêtes sur son dos. Décharné, le ciel étrille ses nuages. Ne pleuvra qu'un orage sec et déchiré d'éclairs.

 

Ile Eniger - Le monastère de l'instant - (à paraître)

Publié par Ile Eniger - dans Les textes d'Ile
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 08:56

Quand nous frappons un enfant ou quand nous l'affamons, quand nous l'élevons de telle sorte que sa pensée soit faussée ou qu'il perde son goût de la vie, nous commettons un crime envers l'univers qui s'exprime à travers lui. La même chose est vraie quand nous tuons inutilement un animal ou quand, sans bonne raison, nous coupons un arbre. Chaque fois, nous trahissons notre mission d'homme, qui serait d'organiser un univers un peu meilleur.

 

Marguerite Yourcenar

 

Publié par Ile Eniger - dans Leurs paroles
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 21:32
Publié par Ile Eniger - dans informations
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 08:00

"L’illumination matinale à ma fenêtre

me plaît mieux que la métaphysique dans les livres"

Walt Whitman

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 10:50

Je n'ai jamais autant ressenti, dans cette barbarie audible du monde, la nécessité de veiller, de me sentir responsable de tout ce qui est humain, de la tranquille assurance des herbes. C'est envers et contre tout, malgré le désastre organisé du "vieux monde" que se poursuit le chant des herbes et des terres meubles, des arbres et des saisons. La culture urbaine a voulu tout effacer, ne laisser aucune trace de l'activité sourde et tenace des germinations. Elle persiste pourtant, dans le mouvement régulier des mois et des semaines qui s'égrènent, dans le retour des brumes d'automne, dans le surgissement des premières gelées, dans l'affalement blanc de la neige, dans la virulence des bourgeons. C'est dans cette confiance que l'on se refait, dans cette fidélité.
 

Alain Vircondelet - Éloge des herbes quotidiennes

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 08:47
La force paysanne chez le peintre Bellet

La force paysanne chez le peintre Bellet

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 08:58

Pour rassurer et remercier toutes celles et ceux qui m'écrivent ou téléphonent pour demander des nouvelles après l'attentat survenu à Nice hier soir sur la Promenade des Anglais ; oui, nous allons bien mais nous sommes bien évidemment sous le choc de cette terrible nouvelle. Ile E. et famille

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