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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 18:17

Aujourd’hui
ma dignité
sera de m’agenouiller
au niveau de ma peur
à hauteur de mes hontes
de vouvoyer les vôtres
avec ce respect
du frère non de ses actes
de guérir la poussière
avec l’eau tirée
au puits d’humilité

d’aimer au pied de la lettre
sans attendre
sans prétendre
rien de plus
qu’un regard échangé
comme un passeport
d’éternité.

 

Florence Noël

 

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 10:46

La langue française est mal traitée en France, comme si sa puissance d'expressivité, sa richesse de vocabulaire, étaient méconnues : quand je vais au Québec et que je constate combien les "gens de là-bas" défendent notre belle langue, j'ai honte pour les imbéciles prétentieux qui croient faire chic et branché en truffant leur langue mal maîtrisée et donc plate, de mots anglais. À la radio, l'autre jour : on y parle du marathon de Paris et une participante lâche : "C'est bon de vivre une identité de team" - entendez : d'équipe, qui est un si joli mot ! Au lieu de parler du marché de la course à pied - dans le sport, tout semble finir par le fric, c'est triste - elle affirme : "Le marché du running" a changé !!! À quoi riment ces pitreries d'incultes ? Ces snobismes d'aplatis du pois chiche ? Quand quelqu'un lance une idée, il est bien vu de rétorquer : "Tu forget" !!! Et pas "Tu oublies". Et, quand ce n'est pas possible, vous devez dire avec désinvolture : "No way" !! Le pompon, c'est un commentateur qui donne des conseils bancaires et dit : "C'est safe" pour dire c'est sûr. Au cas où vous douteriez de la sécurité de la chose, safe, ce serait plus sûr ? Rien n'est moins certain et fondé que ce bla bla qui fait des trous dans la langue pour y mettre du creux. Jacteurs de petite extrace, que dit de vous ce désamour de la langue française ? Que vous n'êtes pas dignes de la parler. Et que vous devriez cesser de déshonorer votre langage vide de conviction.

Olympia Alberti

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 09:56

Il est urgent d’éradiquer ce principe de compétition qui place l’enfant, dès sa scolarité, dans une rivalité terrible avec les autres et lui laisse croire que s’il n’est pas le meilleur, il va rater sa vie.

Beaucoup répondent à cette insécurité par une accumulation stupide de richesses, ou par le déploiement d’une violence qui vise à dominer l’autre, que l’on croit devoir surpasser.

Aujourd’hui, on est tout fier lorsqu’un enfant de 5 ans sait manipuler la souris de l’ordinateur et compter parfaitement. Très bien. Mais trop d’enfants accèdent à l’abstraction aux dépens de leur intériorité, et se retrouvent décalés par rapport à la découverte de leur vraie vocation.

Dans notre jeune âge, nous appréhendons la réalité avec nos sens, pas avec des concepts abstraits.

Prendre connaissance de soi, c’est d’abord prendre connaissance de son corps, de sa façon d’écouter, de se nourrir, de regarder, c’est ainsi que l’on accède à ses émotions et à ses désirs.

Quel dommage que l’intellect prime à ce point sur le travail manuel. Nos mains sont des outils magnifiques, capables de construire une maison, de jouer une sonate, de donner de la tendresse.

Offrons à nos enfants ce printemps où l’on goûte le monde, où l’on consulte son âme pour pouvoir définir, petit à petit, ce à quoi l’on veut consacrer sa vie.

Offrons-leur l’épreuve de la nature, du travail de la terre, des saisons.

L’intelligence humaine n’a pas de meilleure école que celle de l’intelligence universelle qui la précède et se manifeste dans la moindre petite plante, dans la diversité, la complexité, la continuité du vivant.

Pierre Rabhi

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:40

Tout près de moi, le romarin semble osciller en guise d'affirmation. Nos vibrations concordent. Lavée de frais la sauge s'élance toutes tiges dressées, droites, comme des acclamations. Mais ici, il ne s'agit pas de délire collectif, de défilés hilares ou d'expressions de haine. Ici ce n'est qu'une profonde discrétion. C'est à peine vu. Cela se passe en fait dans le silence de l'accord. On pourrait presque devant elles et devant toutes les autres plantes pareillement dressées, avoir honte de nos comportements. Sortir sur la pointe des pieds.

Pierre-Albert Jourdan - Les sandales de paille - Mercure de France
 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 10:24
Jean-Michel Sananès à la Bibliothèque Nucera à Nice
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 17:29

Les lilas penchent leurs clochettes étourdies de parfum. Le vent, de l'or dans les doigts, secoue ses poussières. Une abeille gorgée de pollen se fiche de l'ordre du monde. Contre un mur, l'herbe troue l'asphalte. Le miracle d'une fleur d'amandier traverse le regard. On en oublierait que le reste du temps on mesure l’hiver.

 

Ile Eniger - Hors saison (à paraître)

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 13:45

Voilà déjà du temps que l'ami Pierre, en avril, nous a joué le tour de s'en aller au pays des étoiles. Sa magnifique voix perdure et la littérature en est grandie. Nous étions amis, nous le sommes toujours.

 

Extraits de : "Jours anciens" - Pierre Autin-Grenier - Éditions de l'Arbre :

 

Enfin un jour tout tremble, la vie elle-même s'inquiète et pour un rien on prendrait froid aux pieds. A petits gestes froissés on court encore vers quelque chose bien sûr, mais déjà les oiseaux dans les arbres et leurs plumes vous laissent indifférents. La mémoire rend méconnaissables les anciens secrets, on meurt de son vivant. Alors vient un soir formidable où l'on s'endort, du sang plein les yeux...

Et pourtant : jamais, sais-tu, personne de ceux que j'ai aimés n'est mort.

 

 

Toujours j'ai eu horreur du débraillé, tu sais ; aussi de l'âge adulte et du sérieux des papes. Voilà pourquoi m'importent guère, finalement le temps qu'il fait, les fiers chevaux du ciel ou la poussière qui passe...

Moi j'ai décidé de rester, très discrètement, de toute éternité.

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 22:22
Lecture d’extraits des livres pour enfants et adultes de Corinne Josseaux Battavoine : Tel Un Frisson de Lumière, À l’Ombre des Bosquets Dépoudrés, La Forêt des Mots, et  Oscar son chat pas comme les autres - Démonstration de calligraphie latine - Je vous recommande ce joli moment à partager.

Lecture d’extraits des livres pour enfants et adultes de Corinne Josseaux Battavoine : Tel Un Frisson de Lumière, À l’Ombre des Bosquets Dépoudrés, La Forêt des Mots, et Oscar son chat pas comme les autres - Démonstration de calligraphie latine - Je vous recommande ce joli moment à partager.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 09:17

Re-édition du livre : "Du côté de l'envers" - Ile Eniger -  aux Éditions Chemins de Plume Jeunesse - Illustrations noir et blanc du peintre Émile Bellet

Pour le commander  : Site des Éditions Chemins de Plume, franco de port, ou en librairie à partir de fin avril 2017. Je dédicacerai cet ouvrage au Salon du Livre de Nice début Juin 2017.

Du côté de l'envers - Ile Eniger - Éditions Chemins de Plume Jeunesse
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 10:42

Au mois d'avril paraît, aux Éditions Chemins de Plume : "Textes poétiques 2000-2004" avec 4 illustrations de tableaux du peintre Emile Bellet. Ce livre regroupe des extraits de  mes 5 livres publiés entre 2000 et 2004 aux Éditions Cosmophonies Internationales (La parole gelée - Les terres rouges - Une pile de livres sous un réverbère - Du feu dans les herbes - Celle qui passe) -   Je dédicacerai ce nouvel ouvrage au Salon du Livre de Nice début juin 2017 et vous pourrez le commander, franco de port, aux Éditions Chemins de Plume à partir du 20 avril 2017.

Textes poétiques 2000-2004 - Ile Eniger - Éditions Chemins de Plume
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:26

Derrière la menace du temps et les semelles de plombs, des semailles d'étincelles éclairent le travail des graines. La bouche du vent sifflote. Les épaules de la pluie portent des promesses de soleil. Sur la route où rien n'a de sens que celui qu'on lui donne, une lunule de lumière désigne l'horizon et le lever du jour. Les jardins reprennent leurs conversations odorantes. On n'en ferait pas un poème mais les choses du commun réconfortent.

 

Ile Eniger - Hors saison - (à paraître)

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 12:09

À flancs de coteau du village bivouaquent des champs fournis de mimosas. À l'époque de la cueillette, il arrive que, loin de leur endroit, on fasse la rencontre extrêmement odorante d'une fille dont les bras se sont occupé durant la journée aux fragiles branches. Pareille à une lampe dont l'auréole de clarté serait le parfum, elle s'en va, le dos au soleil couchant. Il serait sacrilège de lui adresser la parole. L'espadrille foulant l'herbe, cédez lui le pas du chemin. Peut-être aurez-vous la chance de distinguer sur ses lèvres la chimère de l'humidité de la Nuit ?

 

René Char, extrait de : Seuls demeurent

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 18:59

… À son âge (Colette parle de sa fille "Bel-Gazou") — pas tout à fait huit ans — j’étais curé sur un mur. Le mur, épais et haut, qui séparait le jardin de la basse-cour, et dont le faîte, large comme un trottoir, dallé à plat, me servait de piste et de terrasse, inaccessible au commun des mortels. Eh oui, curé sur un mur. Qu’y a-t-il d’incroyable ? J’étais curé sans obligation liturgique ni prêche, sans travestissement irrévérencieux, mais, à l’insu de tous curés. Curé comme vous êtes chauve, monsieur, ou vous, madame, arthritique.

 

Le mot "presbytère" venait de tomber, cette année-là, dans mon oreille sensible, et d’y faire des ravages. "C’est certainement le presbytère le plus gai que je connaisse…"  avait dit quelqu’un.

 

Loin de moi l’idée de demander à l’un de mes parents : "Qu’est-ce que c’est, un presbytère ?". J’avais recueilli en moi le mot mystérieux, comme brodé d’un relief rêche en son commencement, achevé en une longue et rêveuse syllabe… Enrichie d’un secret et d’un doute, je dormais avec le mot et je l’emportais sur mon mur. "Presbytère !", je le jetais, par-dessus le toit du poulailler et le jardin de Miton, vers l’horizon toujours brumeux de Moutiers. Du haut de mon mur, le mot sonnait en anathème :  "Allez ! vous êtes tous des presbytères !",  criais-je à des bannis invisibles….

 

Un peu plus tard, le mot perdit de son venin, et je m’avisai que "presbytère" pouvait bien être le nom scientifique du petit escargot rayé jaune et noir… Une imprudence perdit tout, pendant une de ces minutes où une enfant, si grave, si chimérique qu’elle soit, ressemble passagèrement à l’idée que s’en font les grandes personnes…

 

— Maman ! regarde le joli petit presbytère que j’ai trouvé !

 

— Le joli petit… quoi ?

 

— Le joli petit presb…

 

Je me tus, trop tard. Il me fallut apprendre — "Je me demande si cette enfant a tout son bon sens…" — ce que je tenais tant à ignorer, et appeler "les choses par leur nom…".

 

— Un presbytère, voyons, c’est la maison du curé.

 

— La maison du curé… alors, M. le curé Millot habite dans un presbytère ?

 

— Naturellement… Ferme ta bouche, respire par le nez… Naturellement, voyons…

 

J’essayai encore de réagir… Je luttai contre l’effraction, je serrai contre moi les lambeaux de mon extravagance, je voulus obliger M. Millot à habiter, le temps qu’il me plairait, dans la coquille vide du petit escargot nommé "presbytère"…

 

— Veux-tu prendre l’habitude de fermer la bouche quand tu ne parles pas ? À quoi penses-tu ?

 

— À rien, maman…

 

… Et puis je cédai. Je fus lâche, et je composai avec ma déception. Rejetant les débris du petit escargot écrasé, je ramassai le beau mot, je remontai jusqu’à mon étroite terrasse ombragée de vieux lilas, décorée de cailloux polis et de verroteries comme le nid d’une pie voleuse, je la baptisai "Presbytère », et je me fis curé sur le mur.

 

Colette - Extrait de "La maison de Claudine"

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:35

Mes attentes ne sont pas des attentes mais des flambées rebelles au seul bois d’exister. Des yeux clairs aux éclipses guerrières, des fruits de neige, une musique bohémienne, l’eau d’un secret. Et je ne suis pas sage. Je choisis l’or du ciel, son froissé audacieux, le propos rougissant de l’argile impudique, le jour qui n’a pas sens de jour mais de pain chaud, de feuillage mûr, de verdeur. Je choisis le voyage, l’enfiévré, l’inconnu, la soif qui roule sur les hanches, la mémoire rétive qui échappe à la loi et la maison lavande qui craque sous les doigts son parfum ivre et bleu. Et tes mains aériennes. Et je choisis septembre plus riche que l’été. Mes attentes ne sont pas des attentes, mais l’amour debout, à boire frais dans rien, dans tout, d’un trait, comme on écrit.

 

Ile Eniger - Les terres rouges - Éditions Cosmophonies Internationales

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:46

Suite à des commentaires répétitifs aujourd'hui, n'ayant rien à voir avec la littérature, pendant quelques temps les commentaires seront soumis à la modération (ils n'apparaîtront qu'après mon approbation), je vous remercie pour votre compréhension bienveillante.

Ile E.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:34

J'ai déchiré des pans entiers du ciel trop bleu, trop confiant, trop indécis. J'ai gardé quelques livres, un vieux rêve, deux poignées de sable, une ou deux pommes vertes, de l'eau entre les doigts, de la musique sur un fil d'horizon ou de violon. On n'entend plus mes pleurs d'animal ni mes pas qui raclent le sol. De loin, on me fait quelques signes. Dessous, la rivière grande, la rivière gronde. Des veines d'eau gonflées charrient les passés. Dessus, le plafond trimballe ses nuées bâtardes. Des jours et des nuits se disputent l'espace. Il y a sans doute un accord possible. Autour, des choses à prendre ou à laisser. Et le souffle porté, supporté, emporté. Loin de la mesure des hommes. J'ai vacillé et tenu bon. Je me suis bricolé des ailes pour faire danser mes espadrilles. J'ai tenté d'aimer et la lumière qui va avec.

 

Ile Eniger - Hors saison - (à paraître)

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 12:28

"Tes yeux gardent trois coquelicots et l'aurore"

Jean-Michel Sananès

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 23:33

"Ce qui m’intéresse ce n’est pas le bonheur de tous les hommes

c’est celui de chacun"

Boris Vian

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 11:08
"Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain" Rosemonde Gérard

"Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain" Rosemonde Gérard

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 00:35

Celui que je vois dans le paysage noir et blanc, c'est mon père. Il marche depuis tôt le matin dans les rangées longues. Seul. Dans le froid et le silence, il taille les vignes. Basses. Quelques merles l'accompagnent entre les mottes grises et dures d'hiver. Comme eux il siffle quelquefois. Quand le mistral glacial secoue sa canadienne, il remonte son col. C'est un taiseux mon père, du mal au dos ou des gerçures, il ne dit jamais rien. Il travaille sans gants. Parfois il crache dans ses mains, les frotte l'une contre l'autre, puis il reprend le mouvement d'aller. Son geste est précis, il claque sec le sécateur, au bon endroit. Des centaines de fois. Il avance courbé, plié en deux sur les ceps noirs. Toute la journée. Seul. Au soleil il connaît l'heure, le clocher la confirme. Quand il rentre, au soir, il accroche sa lassitude à la patère du couloir.

 

Ile Eniger - Hors saison - (à paraître)

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