Samedi 2 juin 2012
6
02
/06
/Juin
/2012
12:43
Publié dans : Les textes d'Ile
3
Vendredi 1 juin 2012
5
01
/06
/Juin
/2012
12:24
Magnificence simplement joyeuse des coquelicots - Photo Ile E.
Publié dans : Photos Ile E.
1
Mercredi 30 mai 2012
3
30
/05
/Mai
/2012
10:09
"Ne me demande pas la lune, j'irai te la chercher"
Stéphanie Bellet
Publié dans : Citations
1
Mardi 29 mai 2012
2
29
/05
/Mai
/2012
10:38
"Une erreur n'est pas une vérité parce qu'elle est partagée
par beaucoup de gens
tout comme une vérité n'est pas fausse parce qu'elle est émise
par un seul individu"
Gandhi
Publié dans : Citations
0
Lundi 28 mai 2012
1
28
/05
/Mai
/2012
18:33
"L'essentiel, on l'attrape en une seconde, le reste est inutile"
Christian Bobin
Publié dans : Citations
1
Dimanche 27 mai 2012
7
27
/05
/Mai
/2012
11:50
"Il faut juger le sentiment par les actes
plus que par les paroles"
George Sand
Publié dans : Citations
1
Samedi 26 mai 2012
6
26
/05
/Mai
/2012
14:36
C'est un chemin de véhicules lents où cahotent des mots.
Échiné de monter, la douleur va, le dos lourd, l'oreille sourde et le pas malmené. La charge itérative traverse, incertaine, les phrases nids de poules. Se mène à l'aveuglette, un texte fatigué.
Moments taciturnes, les encore à franchir épuisent les ficelles et tirent sur la corde. C'est un chemin oublieux des souliers fins. Un herbeux de pierrailles qui cache quelque ru aux poches des
ronciers. Un peu étrange. il parle d'arbres, de rêves à germer. C'est un chemin de bêtes qui évite la ville. Un fruitier non taillé au bois sec et nerveux. Quand il est trop las pour vider les
questions, qu'il est prêt à pleurer même sans un orage, j'ouvre un cahier du jour et dans un coin de page, j'écris : "hé, tu m'entends, on marche tous les deux".
Ile Eniger - Bleu miel - Éditions Chemins de Plume
Publié dans : Les textes d'Ile
2
Vendredi 25 mai 2012
5
25
/05
/Mai
/2012
22:23
Madame des Ricochets
Dans le salon de madame des Ricochets
Les miroirs sont en grains de rosée pressés
La console est faite d’un bras dans du lierre
Et le tapis meurt comme les vagues
Dans le salon de madame des Ricochets
Le thé de lune est servi dans des oeufs d’engoulevent
Les rideaux amorcent la fonte des neiges
Et le piano en perspective perdue
sombre d’un seul bloc dans la nacre
Dans le salon de madame des Ricochets
Des lampes basses en dessous de feuilles de tremble
Lutinent la cheminée en écailles de pangolin
Quand madame des Ricochets sonne
Les portes se fendent pour livrer passage aux servantes en escarpolette.
André Breton
Publié dans : Leurs paroles
1
Mercredi 23 mai 2012
3
23
/05
/Mai
/2012
11:49
À tous ceux (celles) qui m'envoient régulièrement des propositions "d'amitié" sur facebook et qui tentent de me convaincre du bien fondé de
ce rassemblement grégaire,
je rappelle que je refuse de participer à ce que je considère comme une mascarade et une manipulation. C'est une question d'éthique. Parce que je
suis en harmonie avec ma manière de vivre, je ne me sers pas de n'importe quel moyen pour avoir une quelconque reconnaissance, impact ou amitié. Le rapport à autrui me semble devoir être d'une
qualité qui se passe de conditionnement et de troupeau. L'entrée de facebook en bourse me confirme bien, d'ailleurs, que l'esprit véhiculé par cet espace est conditionné à un fonctionnement que
je trouve abject : celui du pouvoir de l'argent sous couvert de mise en relation d'individus.
Ile Eniger
"Notre civilisation est à certains égards inhumaine, profondément inhumaine, parce qu'elle a opté pour le plus contre le
mieux, c'est à dire pour la quantité plutôt que la qualité. On pourrait aussi dire pour l'avoir plutôt que l'être. Cela donne des hommes vides aux mains pleines..."
Théodore Monod
Publié dans : Informations
2
Mardi 22 mai 2012
2
22
/05
/Mai
/2012
23:08
Une confiance printanière
- Photo de D.A.
Publié dans : Leurs oeuvres
0
Lundi 21 mai 2012
1
21
/05
/Mai
/2012
14:48
Vorace, la tristesse dévore l'espace et parasite la maison d'air, fermant insensiblement les fenêtres. Plus grande que le ciel
entier, vide et lourde, elle colle son barda et les ailes s'affaissent. Sa voix marmonne des désespoirs de petite semaine, travail plus serré qu'un coutil. Piètre compagne qui maintient le joug,
boulet de lente douleur qui marque aux suies des lassitudes, elle traque la joie qu'elle placarde dos au mur. Appliquée, elle travaille au corps, infiltre ses fatigues, éloigne l'horizon. Elle se
lève comme elle se couche, mal lunée. Rien ne lui échappe des perfidies, chaque éclipse de vie rajoute à sa lourdeur. Collante, elle hante les doutes, les inquiétudes, la solitude des confiances
abandonnées. Déroutante détresse, chiendent infiltré qui met à sac tout projet de fleurs et de lumière, la tristesse mord et sa mâchoire de murène tient les jours à la gorge.
Ile Eniger - La maison d'air (à paraître)
Publié dans : Les textes d'Ile
1
Commentaires